T’as beau pas être bo (Terri(s)toires)

“Happiness is a warm gun”
Faudrait demander à John Lennon ce qu’il en pense maintenant.
À mon avis, tout dépend du gun.
Seule certitude : la chasse est aujourd’hui ouverte.

D’un côté, la Région des Pays de la Loire a les nouveaux indicateurs de richesse en ligne de mire, histoire de tordre le cou au PIB.
De l’autre, Nantes Métropole vise déjà 2030 pour bâtir notre vi(ll)e de demain.
Et au milieu, se dresse l’Observatoire du Bonheur.
Le tout en meute. Car il s’agit bien de débusquer collectivement la bête qui se terre.
Nous, on est sur une piste…

 

Coluche a chanté :
“L’argent ne fait pas le bonheur des pauvres
Ce qui est la moindre des choses
Convenons-en
Con-ve-non-zan”

On en convient “taisément” (car il faut bien reconnaître que la situation en arrange plus d’un). Raison de plus pour l’ouvrir, même si c’est pour enfoncer une porte qui l’est déjà : oui, le bonheur n’est pas le blé. Et quitte à se regarder la saucisse pour retrouver celui “des choses simples”, ne serait-il pas tout simplement dans le pré. Voire le près. Ou le prêt.

Les trois ? Pourquoi pas…
Imaginons des milliers individus vivant en groupes dans un triangle reliant le grand fleuve Loire, la république démocratique de Normandie et la forêt septentrionnale d’Armorique. Essentiellement végétariens, dotés d’une grande capacité à l’imitation, ils compenseraient leur déficit intellectuel (ah ben au début, on ne peut pas tout avoir) en développant des tactiques communes, le tout avec une sociabilité excessive et un comportement faiblement agressif.

Comment ? En copulant joyeusement une dizaine de fois par jour ! Rien de tel, paraît-il, pour plaire à un autre membre du groupe, résoudre les conflits, réduire les tensions sociales, surtout si on varie les pratiques : baiser avec la langue, sexualité orale, hétérosexualité, coït ventro-ventral, bisexualité, homosexualité… Du moins, pour commencer. Allez, donne moi ta main camarade, toi qui vient d’un pays, où les hommes sont bonobos*.

Ce n’est peut-être pas demain la veille qu’on se lèvera de bonheur.
Mais ce n’est pas une raison pour baisser les bras…
Ni plus si affinités.
“Happiness is a warm gun”.

* La rédaction tient à remercier les informations participativement rassemblées et gracieusement mises à disposition par wikipédia.

• Olivier Retail, Terri(s)toires

 

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