La gérante de la marque Pronuptia, célèbre pour ses robes de mariées, écoute d’une oreille attentive les couples qui se préparent à s’unir pour la vie. Dans son univers romantique, elle baigne dans une pluie d’amour et de bonheur.
Pour elle, chaque couple a son histoire personnelle, sa façon d’envisager l’avenir. Chaque couple s’apprête à créer son histoire. Des amoureux qui préparent leur mariage, elle en rencontre tous les jours. Mais cette conseillère en romance accueille aussi des couples qui envisagent de se pacser, et il y en a bien plus qu’on ne le pense ! Le Pacs, pour cette nouvelle génération, c’est une étape vers le mariage. Aujourd’hui on s’unit pour donner un sens à son couple et déclarer officiellement son amour. Et puis quelques années plus tard, après quelques années d’économie, les pacsés s’unissent par les liens sacrés du mariage et organisent un mariage somptueux, un mariage à leur image.
Si le Pacs en 1999 était purement administratif, aujourd’hui la commerçante constate que le Pacs est un moment de partage en famille. Ce n’est pas pour rien que les couples s’invitent dans la boutique. Les jeunes demoiselles viennent acheter une jolie robe. Robes blanches longues mais classiques, robes courtes originales ou robes de cocktail. Les pacsées prennent le look des mariées et ce n’est pas pour déplaire au business du mariage !
• Justine Dagorn et Mathilde Maréchal
A Nantes on se marie de moins en moins, mais on doit toutefois s’aimer beaucoup… puisqu’on est les champions du Pacs.
D’après l’Insee, 4725 Pacs ont été conclus en Loire Atlantique en 2009 pour 5015 mariages célébrés. A la lumière de ces chiffres, on s’aperçoit que le Pacs est presque autant célébré que les mariages. Pour préciser cette tendance, on peut décortiquer les statistiques nationales depuis la création du Pacs : en 1999, la France comptait 293 544 mariages pour seulement 6 000 Pacs, alors que 10 ans après, 256 000 mariages étaient officialisés pour 175 000 Pacs (soit 2 Pacs pour 3 mariages). Le Pacs gagne donc du terrain sur le mariage, au point qu’il est institutionnellement rentré dans les mœurs des français.
La Loire-Atlantique, est depuis 2007 le premier département métropolitain dont le taux de Pacs est le plus élevé. En effet, en 2009, 16 Pacs pour 10 000 habitants y ont été conclus, tandis que la moyenne nationale s’élève à 12 Pacs pour 10 000 habitants.
Cette première place s’explique par une forte croissance du taux de Pacs entre 2008 et 2009. 40 % d’augmentation ont ainsi été relevés, soit le double du taux d’évolution national qui est de 23 %. A noter qu’il y a 52 % de célibataires à Nantes, chiffre erroné puisque chaque membre d’un couple pacsé est considéré lors des recensements comme célibataire. Un manque de reconnaissance qui prouve que, contrairement à ce que l’on pourrait penser, les nantais ne souffrent pas de solitude.
Nantes, capitale de la Loire-Atlantique, 6e agglomération française, dénombrait 2 350 Pacs en 2008. Pacs et mariage sont deux contrats d’union qui permettent aux couples nantais d’exprimer leur engagement et d’afficher leur bonheur. Aujourd’hui les chiffres nous montrent que le Pacs est de plus en plus sollicité par les Nantais et met à mal la notion traditionnelle de mariage. Aux vues des nombreux divorces prononcés, on peut penser que le mariage est source de désillusion. Le Pacs rendrait-il plus heureux ? En se pacsant, les Nantais seraient-ils à la recherche du bonheur ? C’est bien possible : s’ils s’aiment toutes et tous autant, cela doit aider.
• Justine Dagorn et Mathilde Maréchal