Crèchographie

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16766 nouveaux bébés ligériens en 2009… et autant de demandes de placements en structures d’accueil maternel. Beaucoup de parents ont raconté leur incroyable croisade pour confier leur enfant: pas assez de places dans les crèches municipales, difficultés pour trouver un établissement proche de son lieu de vie…

Pour la ville de Nantes, chef lieu des Pays de la Loire, il est particulièrement intéressant de comparer la densité de population par quartier au nombre de places en crèches respectifs. Les chiffres révèlent nombre d’inégalités. Les quartiers peuplés sont souvent les plus démunis en termes de placements en crèches : Nantes Nord, par exemple, qui compte plus de 10 000 habitants et quasiment autant de familles, dispose d’à peine 200 places. Au contraire, les quartiers Nantes-Erdre et Doulon, peu peuplés, disposent de plus de 300 placements en crèche.

Vraie galère, les placements en crèche à Nantes sont le plus souvent aléatoires, et restent une source de préoccupation pour les parents dès la naissance.

Marianne Guéry et Meggy Ferré

Douce Nantes, cher berceau de nos enfants


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Les galères d’Arsène, par sa maman Capucine

image d'illustration

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Les galères de Maxime, par sa maman Carole


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Portrait d’un éleveur debout, avec table et six chaises


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DES BÉBÉS NANTAIS, COMME S’IL EN PLEUVAIT


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Les galères d’Enola, par sa maman Sophie

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Le Bonheur arrive toujours à la bonne heure

A chacun sa définition du bonheur. Un mystère que nous souhaitons tous percer, dont nous voudrions chacun en faire l’expérience au moins une fois dans la vie. Atteindre l’orgasme véritable du bien-être. Si des philosophes ont tenté de nous l’enseigner ou de l’appliquer, nous ne le ressentons pas moins comme un mythe, un absolu, une fable fragile ou une entreprise démesurée. Comme une évidence, il est juste devant nous.

Consommation, compétition, envie : où est l’essentiel des valeurs fondamentales qui fondent notre existence ? J’entends par là, le partage, l’écoute et les sentiments, l’amour.   Pour beaucoup, le bonheur se situe dans la réalisation d’une satisfaction personnelle et égoïste, dans le culte du « moi je ». Ambition, accumulation d’argent ou de conquêtes, sinon « d’ami(e)s »…, posséder une maison, une piscine, se dorer à Ibiza… Est-ce cela le bonheur ? Je ne vois que des milliers de pures illusions nous être vendues aujourd’hui comme des signes de bonheur. Mais je vais cesser d’égrener ce que le bonheur n’est pas. Je vais seulement vous dire le mien.

On ne peut comprendre la vie, que lorsque elle nous montre sa face la plus noire. La vie paraît s’abattre sur nous à chaque petite contrariété. On croit être exclu du bonheur car soudain tout est devenu difficile, compliqué… Et puis PAF, un jour, on est frappé par la maladie. Parfois de plein fouet, parfois indirectement, mais qu’importe… car dans les deux cas ça nous transforme. Alors on tombe violemment à terre. On croyait que ça n’arrivait qu’aux autres. Trop fière à se croire invincible. Quelle justice alors ? Pourquoi moi ? Pourquoi comme ça ? Pourquoi maintenant ? Quel sens donner à sa vie ? Est-ce cela le bonheur ?

Et puis avec le temps, la colère s’apaise. On apprend doucement à relever la tête. On efface doucement la poussière qui nous a recouvert. Des gens nous tournent le dos ; ça fait mal, mais on apprendra plus tard qu’ils n’en valaient pas la peine. Certains vous dénigrent parce qu’ils ne vous comprennent pas. Ca fait mal, mais on apprendra plus tard qu’eux non plus n’en valaient pas la peine. Alors on se construit un cocon avec un nombre limité d’amis. On les compte sur les doigts d’une main, -et peu importe les racontars, on s’en fout désormais. On sait sur qui compter.

Puis un jour la vie nous éveille, nous réveille, nous élève. On est plus mûr, plus prêt à affronter ses aléas. Elle nous a suffisamment grandi pour nous faire dépasser le brouillard. Il est plus bas. Il est à nos pieds. Demain on ne le verra plus. On a suffisamment pris de hauteur pour voir le sens de la vie.
Ca fout un coup, enfin, cette lucidité.

J’y ai vu plus clair il n’y a pas si longtemps. Pour l’anecdote, j’étais en famille, entourée des gens qui comptent le plus pour moi. Quelqu’un, je ne sais plus qui, mais peu importe, a dit une belle bêtise. Nous avons ri, ri et ri encore. Alors une chose étrange s’est passée. J’ai continué à rire, mais le temps s’est comme figé autour de moi comme dans un film… Tout était en suspension, dans les airs, comme enveloppé d’un doux climat chaleureux et intemporel. Un ralenti extraordinaire qui laisse le temps de profiter. Alors j’ai profité…
Chacun à leur tour, j’ai regardé ces personnes formidables qui m’entouraient, jouissant de leur expression de bonheur sincère. Leur visage rayonnait, comme si le soleil illuminait leur être. Ce sourire sur chaque visage…chacune des rides d’expression… les yeux embués par l’émotion…chaque exclamation vocale qui à chaque fois un peu plus accentue ce moment de joie intense. J’ai ouvert grand les yeux pour que chaque instant se grave dans ma mémoire et ne jamais oublier. J’ai accueilli chaque sensation. J’ai pris une grande respiration pour absorber leur rire, leur joie, pour que cela coule dans mes veines et me drogue de leur bonheur. 30 secondes si ce n’est plus. Pourtant cela m’a parût une éternité, dont je me suis délectée. Et le temps a repris son cours. Je suis restée calme au milieu d’eux, avec bienveillance, en me disant que ce simple moment de partage ne pouvait être que le bonheur. Nous avons besoin du mot « bonheur » pour pouvoir partager le concept, mais s’il est vrai, le bonheur se ressent, jailli dans votre corps comme un élan d’énergie. Le bonheur est un sentiment : il faut l’écouter pour le faire ressortir. Il faut s’ouvrir pour le ressentir. Il faut l’accueillir pour le vivre. Depuis cet instant merveilleux, je le sais.

Aujourd’hui je m’aperçois que le bonheur est devant moi, que je peux l’atteindre car il n’a rien de compliqué : il est accessible. Mais pour cela, il faut arrêter de se morfondre sans arrêt. Nous ne sommes pas les plus malheureux et nous avons la chance d’avoir le bonheur juste à portée de main. Il faut juste s’écouter, s’ouvrir au monde, aux émotions, à soi et faire de chaque instant, même le plus simple, une minute de bonheur…

Le bonheur est toujours à la bonne heure !

• Justine DAGORN

Acte 1, Scène 1 : Le Pacs

 

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Lust for life ?

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Rencontre avec Sylvie Monier, directrice de greffe au tribunal de Nantes

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« Le Pacs, c’est juste une étape vers le mariage »

La gérante de la marque Pronuptia, célèbre pour ses robes de mariées, écoute d’une oreille attentive les couples qui se préparent à s’unir pour la vie. Dans son univers romantique, elle baigne dans une pluie d’amour et de bonheur.

Pour elle, chaque couple a son histoire personnelle, sa façon d’envisager l’avenir. Chaque couple s’apprête à créer son histoire. Des amoureux qui préparent leur mariage, elle en rencontre tous les jours. Mais cette conseillère en romance accueille aussi des couples qui envisagent de se pacser, et il y en a bien plus qu’on ne le pense ! Le Pacs, pour cette nouvelle génération, c’est une étape vers le mariage. Aujourd’hui on s’unit pour donner un sens à son couple et déclarer officiellement son amour. Et puis quelques années plus tard, après quelques années d’économie, les pacsés s’unissent par les liens sacrés du mariage et organisent un mariage somptueux, un mariage à leur image.

Le Pacs, une étape vers le mariage

Si le Pacs en 1999 était purement administratif, aujourd’hui la commerçante constate que le Pacs est un moment de partage en famille. Ce n’est pas pour rien que les couples s’invitent dans la boutique. Les jeunes demoiselles viennent acheter une jolie robe. Robes blanches longues mais classiques, robes courtes originales ou robes de cocktail. Les pacsées prennent le look des mariées et ce n’est pas pour déplaire au business du mariage !

• Justine Dagorn et Mathilde Maréchal

PRONUPTIA : 10, Rue Paul Bellamy, 44000 NANTES, 02 43 49 77 44

Pacs, mode d’emploi

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