
Le XXe siècle a vu l’effondrement des grandes théories politiques comme le totalitarisme, le communisme ou le socialisme. Dans ce contexte de « désenchantement » du monde, nous avons aussi vu se confirmer la nécessité de séparer la religion (et ses projets pour l’humanité) de la politique, même s’il des pays restent sous le joug des religieux. Il n’existe plus de grands projets pour l’avenir. Outre cette perte de « repères » notre planète s’apprête à connaître des changements qui remettent en cause l’existence même de l’humanité telle qu’elle existe aujourd’hui. Le développement durable apparaît alors comme une solution vers laquelle doit tendre l’humanité.
Travail, loisirs, croissance, production, capitalisme, tout doit-il changer pour le bien de la planète ? Et nous alors dans tout ça ? Que fait-on de notre bonheur ? C’est l’une des interrogations à laquelle les économistes du bonheur tentent de répondre. Pour en savoir plus, nous avons été poser quelques question à Renaud Gaucher, économiste du bonheur et spécialiste en psychologie positive , un expert en la matière qui a notamment écrit en mars 2009 « Bonheur et économie. Le capitalisme est-il soluble dans la recherche du bonheur ? » aux éditions l’Harmattan.
(Lire aussi Le bonheur à tout prix ?)
C’est la rencontre entre la psychologie positive et l’économie. D’un point de vue pratique, on mesure le bonheur des personnes et on croise cela avec des données économiques (chômage, inflation, pouvoir d’achat, …). La psychologie positive quant à elle, c’est un mouvement de la psychologie traditionnelle qui étudie le meilleur de l’être humain, c’est quelque chose de très sérieux qui est enseigné à Harvard ! On essaye d’étudier le bonheur scientifiquement, l’espoir, les forces de caractères, la créativité, l’optimisme. On cherche les méthodes les plus pertinentes pour mesurer le bonheur, le meilleur de l’être humain. On peut dire que l’économie du bonheur vise à mettre en application la psychologie du bonheur comme un moyen de changement social, d’amélioration de notre société.
L’économie du bonheur n’est devenue une branche de l’économie que très récemment. Elle se distingue de l’économie du bien-être en se fondant sur des analyses du bien-être ressenti, du bonheur, et non pas sur le bien-être objectif, c’est-à-dire l’environnement (environnement médical, scolaire, niveau de vie…). C’est un sentiment subjectif qui n’est pas toujours conditionné à l’environnement. On peut être heureux dans un environnement difficile ou être malheureux dans un environnement favorable. D’où l’idée que cette forme d’économie se pose en rupture par rapport aux conceptions traditionnelles de l’économie.
L’économie du bonheur est quelque chose qui est en train d’émerger. Mais elle n’est ne date pas d’aujourd’hui; dés les années 70, des études américaines ont comparé l’évolution du PIB par habitant entre la fin de la seconde guerre mondiale et les années 70, avec l’évolution du niveau de bonheur des individus. On demandait régulièrement à un échantillon de population de répondre à des questions et on concluait sur l’état du bonheur américain. Ces études ont montré que si le PIB avait fortement augmenté, celui du bonheur n’avait pas forcément suivi la même trajectoire, alors que nous étions dans les 30 Glorieuses.
Le problème c’est que ce sont des études qui se basent sur des critères subjectifs. Or, les économistes purs ont un certain dédain pour ce type de données. Pour la plupart, les critères objectifs sont plus fiables. S’ils avaient fait des études de psychologie, ils sauraient que les deux doivent être pris en compte. En psychologie, on utilise à la fois des données objectives, physiologiques et neurologiques, mais on prend aussi en compte le ressenti des patients.
Il existe plusieurs types de données. Il y a une théorie du bonheur avec des indicateurs objectifs. Dans cette théorie on demande à l’intéressé s’il travaille, s’il a une maison, un conjoint, un chien, des enfants qui ont des bonnes notes. Si les critères sont au vert, alors la personne est heureuse. Je caricature un peu mais le fond du problème de ces données c’est qu’à aucun moment on demande l’avis de la personne et pourtant c’est essentiel. Ce n’est pas parce qu’on a un super compte en banque, un super conjoint, une super voiture qu’on est forcément heureux.
L’idée de privilégier les indicateurs objectifs est pour moi même à l’encontre de l’idée de bonheur. Le bonheur c’est avant tout un état subjectif positif. Bien sur qu’il vaut mieux avoir de l’argent sur son compte en banque que de ne pas en avoir, mais ça ne suffit pas. A un moment ou à un autre, il faut demander à la personne son ressenti. On ne peut pas se passer de critères subjectifs.
Ce postulat vague qui donne une supériorité aux critères objectifs plutôt qu’aux subjectifs n’est plus admis dans l’économie du bonheur. C’est vrai qu’il y a un risque en demandant l’avis des gens mais tout le monde ne ment pas. Il suffit de poser les bonnes questions dans de bonnes conditions.
Un autre type de données, ce sont les résultats des sondages. On demande si les personnes sont heureuses sur une échelle de 1 à 10. L’échelle peut varier pour être plus précise et aller plus loin dans le ressenti de l’individu. C’est ce que l’on appelle l’expérience ESM (ou Experience Sampling Method qui consiste à demander aux participants de donner leurs impressions à des moments choisis de manière aléatoire). En 2004, la psychologie positive a mis au point la méthode de reconstitution de la journée : l’expérience DRM. En temps décalé, on demande à la personne de décrire sa journée, le soir ou le lendemain, ainsi que ses moments de satisfaction enregistrés. On demande à quels moments les gens se sont sentis heureux, la « durée » du phénomène et l’état psychologique durant ses différentes activités. Cette méthode fonctionne bien et on a pu mettre en évidence que la mémoire à court terme fonctionne bien avec très peu de perte. On peut ainsi déduire et calculer le temps en pourcentage de satisfaction dans la journée. Ce sont des données essentiellement subjectives qui ont répondu à des critères pertinents.
Il y a un type de données qui peut être important pour le futur : ce sont les données physiologiques et neurologiques. Des études de corrélation entre les données subjectives et le fonctionnement du corps humain ont donné des résultats tout à fait satisfaisants car ici on peut mesurer sur un écran, les émotions positives dans certaines régions du cerveau d’une personne. Ces recherches sont de plus en plus en plus intéressantes. Elles apparaissent comme les plus pertinentes.
Le premier intérêt c’est qu’on donne plus d’importance à ce qu’on mesure dans le domaine politique. Je ne dis pas que c’est la panacée mais il s’agit d’avoir une mesure phare, subjective du bonheur tout comme il existe le PIB pour donner des indications aux politiques publiques. Si on voulait vraiment augmenter le bonheur de ceux qui sont malheureux, la politique du logement deviendrait plus importante que celle de l’éducation. Ça peut paraître étrange mais dans une perspective d’amélioration de l’aide aux plus malheureux, c’est le plus important.
Le deuxième intérêt c’est que l’on peut réellement améliorer le bonheur et il y a un intérêt à le mesurer pour pouvoir agir. Il y a un consensus scientifique sur le fait que 50% du bonheur d’une personne serait influencé par son patrimoine génétique. Après ce sont des études qu’il faut prendre avec des pincettes. D’autres toutes aussi sérieuses sur la personnalité, semblent attester le fait que l’optimisme et la névrose seraient relatifs aux traits de caractère et influeraient sur le bonheur de la personne.
Des études sur l’adaptation ont aussi été réalisées. Il apparaît qu’après avoir fait, reçu ou ressenti quelque chose de sympathique, qui nous rend heureux, il y a un stade d’adaptation où l’on revient à un stade initial. Il s’agit là de mesurer ce temps et d’analyser la psychologie de la personne. Il y a également eu des études sur la comparaison sociale type : le revenu par habitant augmente, le bonheur aussi ; vous êtes plus riche que votre voisin, vous en êtes content. On sait scientifiquement qu’en étant plus gratifiant avec les autres, on augmente son niveau de bonheur. On sait aussi, depuis les années 80, que les psychothérapies améliorent durablement l’état de bonheur des patients. La question est désormais de savoir quel type de psychologie il faut adapter à la personne, aux traits de caractères du patient, aux problèmes. Je pense à des psychothérapies reconnues, cognitives ou psychanalyses, pas des trucs loufoques. Dernièrement, des études ont montrées que la maîtrise et l’amélioration de l’usage de notre temps, favorisent notre bonheur. On sait surtout qu’à un certain niveau de richesse, ce n’est pas « travailler plus pour gagner plus » qu’il faut privilégier mais c’est travailler moins pour gagner la même chose ou un peu moins pour avoir du temps. Si on a du temps libre alors on est plus heureux. Après, il ne faut pas oublier que beaucoup de personnes s’épanouissent dans le travail. Mais on sait qu’il vaut mieux faire des activités en groupes, en famille que de regarder la télévision. Tout ça améliore le bonheur.
C’est d’abord une question privée sinon on rentre dans un état totalitaire. Il y a une dimension collective et publique. C’est plus difficile d’être heureux dans un pays en guerre par exemple. C’est plus facile en n’ayant pas peur de son avenir financier. Dans le bonheur, il y a aussi une dimension sociale et politique. C’est plus facile d’être heureux dans une culture individuelle que dans une communauté où l’individu à moins d’importance. Cela ne veut pas dire qu’il ne faut pas de culture collective comme en Chine ou au Japon. Le bonheur est pourtant moins valorisé et donc la conséquence, ce n’est que les gens soient moins heureux mais on est dans une autre représentation du monde. Le bonheur n’est pas le seul but de l’existence, le seul critère sur lequel on évalue la psychologie des êtres humains. Il existe d’autres cultures dans le monde, d’autres valeurs qui ne favorisent pas le bonheur individuel.
Je vais peut-être dire une horreur mais je pense que la mondialisation n’est une mauvaise chose pour le bonheur d’une certaine partie de l’humanité. Si on devait faire un bilan entre le coût et le bénéfice, à l’échelle de l’humanité, la mondialisation n’est pas une mauvaise chose. On sait que quand les personnes sont pauvres, un peu plus de revenus c’est en règle générale un peu plus de bonheur. Un des apports de la mondialisation c’est que des pays qui étaient extrêmement pauvre, très peu développés, sont en train d’émerger avec parfois des croissantes très fortes : la Chine, l’Inde, le Vietnam, le Brésil. Ces pays représentent tout de même une partie de l’humanité donc de ce point de vue la mondialisation n’est pas si négative que cela, comme on le pense en France. Globalement l’enrichissement de ces pays, ont augmenté le bonheur des populations. Reste que la mondialisation est aussi responsable du développement des fortes inégalités. Il y a des risques de problèmes sociaux. Mais la mondialisation est globalement favorable au bonheur. Cela ne veut pas dire qu’une autre mondialisation, plus juste, n’est pas possible. Cela ne veut pas dire qu’on ne pourrait pas faire mieux.
N’oublions pas qu’on doit l’apparition de ce monde d’abondance généralisable dans lequel on vit aujourd’hui, au capitalisme. C’est un formidable outil pour créer de la richesse. Il a d’ailleurs montré toute sa performance par rapport au communisme. Sur le fait qu’il y a des sans-abris dans les pays riches, que les fossés sociaux semblent se creuser dans les pays : cela, le capitalisme n’est pas capable de gérer le problème, on le voit bien à travers les essais de politiques publiques. Le problème du chômage est justifié par le fait qu’il est nécessaire et « naturel » dans l’évolution de l’économie de marché. Cet « abandon » des politiques face à la croissance des problèmes sociaux tend à prouver que le capitalisme d’aujourd’hui n’est plus celui d’hier : il est devenu moins contrôlable. La fragilité sociale est de plus en plus forte et on peine à penser qu’il faut envisager autre chose. Or, pour rendre la vie moins dure, on peut agir sur le bonheur. Bien sûr, ce ne sont pas des solutions miracles et encore moins des solutions à tous les maux. Pourtant aujourd’hui, il faut que les politiques prennent en compte le bonheur des gens. Pour améliorer le bonheur des gens dans cette économie de marché, on peut neutraliser la perte de bonheur par exemple des chômeurs ou des populations vivant dans des conditions précaires. Ici je ne parle pas d’une augmentation de la consommation mais d’une amélioration des conditions de recherche et de travail. Il faut aussi penser à ceux qui souffrent dans leur travail.
Le travail à des bénéfices cachés reste central dans l’augmentation du bonheur chez les gens. On sait qu’il favorise le taux de performance au travail, même si ce n’est pas vrai pour tous les postes de travail. Mais on sait aussi que le bonheur le plus grand ne favorise pas forcément la performance la plus grande. Il y a des entreprises qui ont pris des résolutions tout à fait louables comme Volkswagen dont les managers sont payés en fonction du bien-être des employés. Les business School pourraient évoluer leur programme et notamment faire une place à la psychologie positive. Donc il y a moyen d’augmenter fortement et durablement le bonheur, et pas seulement dans les entreprises.
On a le droit d’être malheureux ! Vouloir que tout le monde soit heureux et les obliger à l’être c’est tout à fait impossible. De plus ce serait se comporter en une de sorte de dictateur bienveillant. Non… le bonheur ne doit pas devenir une tyrannie. C’est vrai qu’il existe dans certaines entreprises, cette dictature du bonheur où les employés doivent laisser derrière eux leurs soucis et leurs problèmes quand ils viennent travailler. Vous devez être heureux, souriants, … C’est quelque chose d’épouvantable. On voit bien que cela a un effet complètement pervers et tout à fait contradictoire avec la psychologie positive.
Le but de l’économie du bonheur serait de mettre en place des structures, des institutions, des lois, des pratiques qui favorisent le cadre de vie, le bonheur des personnes. Tout en sachant que le bonheur reste un affaire privée qui ne doit pas être imposée par une sorte de morale. Il ne s’agit pas de dire aux gens « vous devez être heureux » ou encore « nous allons vous rendre heureux ». Non. C’est simplement d’améliorer le cadre existant et pourquoi pas en construire un plus favorable au bonheur, où l’on fait plus attention aux gens. Il s’agit donc d’aider à l’avènement d’une société plus harmonieuse, c’est-à-dire une société qui sera, selon le regard de chacun, plus douce et moins violente. Ce qui m’intéresse c’est plus la question d’harmonie que l’augmentation du bonheur des gens. En cela l’approche éco-systémique est la plus pertinente à mes yeux. C’est une approche qui considère que dans la vie, il y a des moments où ça va bien et d’autre mal. Il s’agit d’agir pour que ces derniers soient moins durs quand ils sont trop longs et trop fréquents ? Vivre des moments négatifs fait partie de la vie, ils sont normaux. Ils sont nécessaires pour atteindre le bonheur. Les supprimer totalement est une utopie dangereuse. On supprimerait du même coup la richesse de la vie qui est de se confronter à des obstacles. On acquière du bonheur lorsque l’on surmonte des difficultés.
Mais il y a des choses dans les sociétés qui peuvent être évitées comme la précarisation, l’augmentation du nombre de sans abris, des inégalités sociales. L’économie du bonheur peut aussi agir pour que le travail ne soit plus vécu comme une souffrance. Mais le « zéro malheur » n’a aucun sens.
Dans des pays très pauvres, une bonne politique est une politique d’augmentation de la richesse. Mais dans des pays riches dans laquelle elle est faible, la politique de croissance à tout prix n’a plus de sens. Pourquoi s’enrichir encore et encore si ce n’est pour creuser encore plus les écarts ? Est-ce que les gens seront vraiment plus heureux s’ils ont 5 % de leur revenu en plus ? C’est vrai que l’économie pure tend à penser comme ça. Pour d’autres, il n’y a pas que la croissance. Il y a peut-être aussi des moyens de réorganiser la société à travers de nouvelles politiques publiques voir des changement institutionnels qui peuvent rendre notre société un peu plus heureuse ou du moins un peu plus douce.
L’économie du bonheur peut apporter quelques réponses, quelques petites solutions pour améliorer la société d’aujourd’hui et pour celle de demain. Les recherches dans les années à venir mèneront sans aucun doute à une prise de conscience des politiques. La science économique, un peu autiste, est peu à peu en train de changer. Il existe aujourd’hui des nouvelles branches comme l’économie comportementale ou la neuro-économie. Mais les êtres humains ne sont pas des robots à optimiser. Il s’agirait donc pour l’économie du bonheur d’influer sur la maximisation du travail et des richesses pour qu’elles laissent place à la prise en compte du bien-être des personnes.
Mais attention, il ne s’agit pas de construire un système global uniforme. Il s’agit de tenter des actions et voir si cela marche. C’est petit à petit améliorer les choses sachant que chaque pays a sa propre culture et chacun sa propre idée du bonheur.
Ce monde est en marche depuis la révolution industrielle. On remplace du travail humain par du travail automatisé et mécanique. Avec cela on augmente la productivité d’une manière extraordinaire. Aujourd’hui, les entreprises pressurent leurs employés mais le meilleur moyen d’augmenter la productivité c’est de les remplacer par des machines. Ce n’est pas une mauvaise chose parce que cela favorise l’abondance généralisable de richesse. Mais de là à penser que le travail humain sera un jour totalement remplacé par des machines, très franchement, je ne pense pas que cela soit au bénéfice du bonheur de l’humanité. Il est vrai que le temps de travail est amené à être diminué mais on peut trouver de la satisfaction dans le travail. C’est une source de bonheur. La perspective purement hédoniste du 100% loisir pour les êtres humains ne peut pas être le but de l’humanité. Je pense qu’elle a plus l’intérêt à tendre vers l’eudémonisme car l’être humain a besoin de créer et de faire des choses pour se sentir vivre, comme le montre l’expérience FLOW.
Je ne suis pas sûr que le développement durable ai toujours pour but d’améliorer le bonheur des êtres humains. Si on demande aux écologistes de choisir entre les animaux et les hommes, certains ne choisiront peut-être pas ces derniers. La préoccupation majeure de l’écologie est de sauver ce qui peut l’être, parfois pour le bien de la planète et pas forcément celui de l’humanité. Le développement durable n’a pas non plus pour but le bonheur des gens, mais plutôt l’inflexion de notre empreinte sur l’environnement et une nouvelle organisation du monde pour le bien de l’humanité, quelques soient les sacrifices qu’il faut et faudra faire. Le développement durable pourrait prendre en compte l’économie du bonheur dans certaines limites.
Il est vrai que de dont l’humanité a aujourd’hui besoin, c’est d’espoir. Ce même élan donné par la révolution industrielle et la naissance de l’idée de Progrès. Mais cet espoir a été déçu. La création de richesse n’est finalement pas suffisante pour régler un certain nombre de problèmes que les hommes doivent régler. Bien au contraire. L’étape suivante c’est de passer à quelque chose d’autre où les recherches sur l’économie du bonheur auront un rôle à jouer dans de petites améliorations. Ce n’est pas la panacée bien sur, il ne s’agit pas de rendre heureux tous le monde de la même manière, mais l’économie du bonheur peut essayer de répondre à certains maux en aidant les politiques publiques à construire des cadres favorisant la prise en compte du bonheur des gens. C’est un grande aventure, il faut essayer des petites tentatives et après on voit si c’est efficace.
• Nicolas Bertet